Physiothérapie neurologique à domicile

Pourquoi la physiothérapie à domicile ?
Les atteintes neurologiques demandent une rééducation régulière et un environnement adapté. Intervenir à domicile permet de travailler les gestes réels du quotidien et d’accompagner aussi les proches dans l’adaptation du logement.
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Vous vous posez peut-être ces questions
Comment la physiothérapie neurologique à domicile aide-t-elle les patients après un AVC ?
Un AVC peut entraîner des déficits moteurs, sensitifs et d’équilibre qui nécessitent une rééducation intensive et prolongée. La physiothérapie à domicile permet d’assurer la continuité des soins après la phase hospitalière, en adaptant les exercices à l’environnement réel du patient et en impliquant les proches dans le processus de récupération.
Le physiothérapeute utilise des techniques neurologiques spécialisées — approche Bobath, thérapie par contrainte induite du mouvement, entraînement orienté sur la tâche — pour stimuler la plasticité cérébrale et améliorer le contrôle moteur du côté affecté. Un travail spécifique est effectué sur le transfert assis-debout, la marche, la montée des escaliers et les activités bimanuelles.
L’amélioration de l’équilibre, de la coordination et de la qualité de marche figure parmi les objectifs prioritaires. Le physiothérapeute collabore avec les autres professionnels de santé impliqués (ergothérapeute, orthophoniste, médecin) pour garantir une approche interdisciplinaire cohérente. Des exercices d’auto-rééducation sont également enseignés au patient et à ses proches pour maximiser le temps de pratique quotidienne, facteur déterminant de la récupération neurologique.
Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson peuvent-elles bénéficier de physiothérapie à domicile ?
La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative évolutive qui entraîne des tremblements, une rigidité musculaire, une lenteur des mouvements et des troubles de l’équilibre. Ces symptômes rendent souvent les déplacements hors du domicile difficiles et risqués, faisant de la physiothérapie à domicile une option particulièrement pertinente pour assurer un suivi régulier.
Le physiothérapeute spécialisé en neurologie travaille sur plusieurs axes : maintien de la souplesse articulaire et musculaire par des étirements réguliers, entraînement de la marche avec des stratégies de compensation des blocages moteurs (repères visuels ou auditifs, techniques d’amplitude de mouvement intensive), travail de l’équilibre pour prévenir les chutes, et exercices de double tâche pour améliorer la coordination cognitive-motrice.
L’entraînement physique régulier peut contribuer à ralentir la progression fonctionnelle de la maladie et à améliorer la qualité de vie. La fréquence et l’intensité des séances sont adaptées aux fluctuations motrices liées aux effets des médicaments. Le physiothérapeute collabore avec le neurologue et, si nécessaire, avec l’ergothérapeute pour garantir une prise en charge globale et cohérente autour du patient.
Mes séances de physiothérapie à domicile sont-elles remboursées par l’assurance de base (LAMal) ?
L’assurance obligatoire des soins (LAMal) rembourse la physiothérapie dès lors qu’un médecin a établi une ordonnance. Qlick & Care est agréé LAMal, ce qui signifie que nos physiothérapeutes peuvent facturer directement l’assurance de base pour les prestations couvertes.
Pour les soins à domicile, la prise en charge est identique à celle d’un cabinet, pour autant que le lieu de traitement soit justifié médicalement ou mentionné sur l’ordonnance. Votre caisse maladie règle les séances après déduction de votre franchise annuelle et de votre quote-part de 10 %.
Si vous avez la moindre incertitude sur votre couverture spécifique, nous vous conseillons de contacter votre assureur avant de débuter le traitement, afin d’éviter toute mauvaise surprise.
Dans quel délai puis-je obtenir un premier rendez-vous ?
Chez Qlick&Care, la rapidité d’accès aux soins est une priorité. Dès que vous nous contactez — en ligne ou par téléphone au 022 512 22 22 pour Genève ou au 021 512 24 24 pour Lausanne — notre équipe évalue les disponibilités et vous propose un créneau dans les 24 heures suivant votre demande.
Ce délai s’applique aussi bien aux nouvelles demandes qu’aux reprises de traitement. Si votre situation est urgente, par exemple une douleur aiguë ou une sortie d’hospitalisation, signalez-le lors de votre appel : nous mobilisons en priorité le thérapeute le plus proche et le plus disponible dans votre secteur.
Notre réseau couvre l’ensemble des cantons de Genève et de Vaud, ce qui nous permet d’optimiser les tournées et de réduire les délais. Vous n’avez aucun déplacement à prévoir : le physiothérapeute vient directement à votre domicile, à l’heure convenue.
Pourquoi ai-je des vertiges ?
Le mot « vertige » recouvre des sensations très différentes : la pièce qui tourne, une instabilité à la marche, une tête vide, un flou visuel dès que l’on bouge. Ces nuances comptent : la façon dont le trouble se déclenche, sa durée et ce qui l’accompagne orientent déjà fortement le diagnostic.
Les causes les plus fréquentes que nous prenons en charge :
- Le VPPB (vertige positionnel paroxystique bénin) : de courts vertiges rotatoires déclenchés par un changement de position — se coucher, se retourner dans le lit, lever la tête. Ce sont les fameux « cristaux » déplacés dans les canaux de l’oreille interne.
- Un déficit vestibulaire (névrite vestibulaire, suite d’infection ou de chirurgie) : une oreille interne informe moins bien le cerveau, d’où une instabilité durable et un flou visuel au mouvement.
- La maladie de Ménière : des crises de vertige associées à des acouphènes et à une audition fluctuante.
- La migraine vestibulaire : vertiges et hypersensibilité au mouvement, avec ou sans mal de tête.
- L’instabilité posturale persistante (PPPD) : une sensation de tangage qui s’installe dans la durée, souvent après un épisode aigu.
- Plus rarement : origine cervicale, atteinte centrale (neurologique), suites de commotion, trouble neuro-fonctionnel, effets de certains médicaments, ou simplement les modifications de l’équilibre liées à l’âge.
Le bilan réalisé au centre de Carouge sert précisément à faire la part des choses. L’examen oculomoteur sous vidéonystagmographie, le test vHIT et les manœuvres diagnostiques permettent d’identifier l’oreille — et souvent le canal — en cause, ou d’écarter une origine vestibulaire.
Certains tableaux ne relèvent pas de la rééducation : un vertige accompagné de troubles de la parole, d’une faiblesse d’un membre, d’une vision double ou d’un mal de tête inhabituel et brutal impose un avis médical sans délai. Lorsque le bilan met en évidence des signes qui sortent de notre champ, nous vous réorientons vers votre médecin, un ORL ou un neurologue.
Mes vertiges peuvent-ils vraiment être traités par la physiothérapie ?
C’est la question la plus fréquente au centre, en particulier lorsque les symptômes durent depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois. La rééducation vestibulaire n’est pas un traitement de confort : c’est une prise en charge validée, qui agit par trois leviers différents selon ce que le bilan révèle.
Les manœuvres de repositionnement. Lorsqu’il s’agit d’un VPPB, des manœuvres ciblées (Epley, Semont, barbecue… selon le canal atteint) permettent de ramener les otoconies là où elles ne provoquent plus de vertige. L’effet peut être rapide, à condition que le diagnostic identifie correctement l’oreille et le canal concernés.
La compensation vestibulaire. Quand une oreille interne fonctionne moins bien, le cerveau peut apprendre à se fier davantage à l’autre oreille, à la vision et aux informations qui remontent des pieds et de la nuque. Ce réapprentissage ne se fait pas spontanément : il se stimule par des exercices progressifs et répétés — stabilisation du regard, marche avec mouvements de tête, situations d’équilibre de plus en plus exigeantes.
L’habituation. Dans les instabilités chroniques et les hypersensibilités au mouvement, l’exposition graduée aux situations qui déclenchent les symptômes réduit progressivement la réaction, comme on désensibilise une alarme trop sensible.
Un point important : l’ancienneté des symptômes n’est pas un obstacle. Il n’est pas rare de recevoir au centre des patients qui vivent avec une instabilité depuis un an ou plus, et chez qui la rééducation reste utile. En revanche, tous les vertiges ne relèvent pas de la physiothérapie — c’est le rôle du bilan de le déterminer honnêtement, dès la première séance.
Combien de séances de rééducation vestibulaire seront nécessaires ?
Nous préférons ne pas promettre de délai standard : deux patients porteurs du même diagnostic peuvent évoluer très différemment selon leur âge, leurs antécédents, leur niveau d’activité et l’ancienneté des symptômes. Ce que nous pouvons décrire, en revanche, c’est le cadre de travail.
Le parcours débute par un bilan de 45 minutes. C’est lui qui détermine la stratégie et, avec elle, un ordre de grandeur réaliste que votre physiothérapeute vous annonce à la fin de la séance. Le suivi se fait ensuite en général à raison de deux séances de 30 minutes par semaine, ce rythme étant celui qui entretient le mieux la progression sans surcharger le système.
Quelques repères, sans valeur de garantie : un VPPB typique répond parfois en une à trois séances, mais certaines formes — canal postérieur bilatéral, canal horizontal, récidives — demandent davantage de temps. Un déficit vestibulaire après une névrite, une instabilité chronique ou un PPPD relèvent en général de plusieurs semaines de rééducation, avec une progression mesurable de séance en séance.
Concrètement, une ordonnance de physiothérapie couvre le plus souvent 9 séances. Si votre situation en demande davantage, votre physiothérapeute rédige un rapport d’évolution que votre médecin utilise pour renouveler la prescription — nous nous chargeons de cette communication.
Est-il normal d’avoir plus de vertiges pendant ou après les exercices ?
C’est probablement la réaction qui inquiète le plus, et pourtant elle fait partie du traitement. Une manœuvre de repositionnement provoque souvent un vertige franc au moment où elle est réalisée : c’est le signe que les otoconies se déplacent. De même, les exercices d’habituation reproduisent volontairement, à petite dose, la sensation que vous cherchez à éviter.
Ce que nous surveillons, ce n’est donc pas l’absence totale de symptômes, mais leur courbe de retour : après un exercice bien dosé, la sensation doit décroître en quelques minutes à quelques dizaines de minutes et vous devez retrouver votre niveau de base avant l’exercice suivant. Une fatigue passagère ou une légère nausée dans les heures qui suivent une première séance sont également fréquentes.
À l’inverse, quelques signaux doivent vous faire ajuster ou nous appeler : des symptômes qui restent intenses plusieurs heures, une nausée qui empêche de manger, une instabilité nettement aggravée le lendemain, ou l’apparition de nouveaux signes (maux de tête inhabituels, troubles visuels ou auditifs). Le dosage est alors trop élevé, et nous le corrigeons.
Enfin, un malentendu à lever : déclencher des vertiges très intenses n’accélère pas la récupération. Une provocation légère est utile, l’excès est contre-productif. Le bon exercice est celui que vous pouvez répéter tous les jours.
Que puis-je faire moi-même à la maison pour récupérer plus vite ?
La rééducation vestibulaire se joue en grande partie entre les séances. Deux rendez-vous de 30 minutes par semaine ne suffisent pas à eux seuls : ce sont les répétitions quotidiennes, courtes et régulières, qui produisent l’adaptation. C’est pourquoi chaque patient repart du centre avec des fiches d’exercices personnalisées, expliquées et testées avec le thérapeute avant de rentrer.
Les questions qui reviennent le plus souvent, et nos réponses de principe :
- Faut-il éviter de bouger la tête ? En dehors de consignes précises données après une manœuvre, non. L’évitement entretient les symptômes plus qu’il ne les soulage.
- Puis-je reprendre le sport ? En général oui, progressivement, en commençant par la marche puis des activités à environnement stable, avant les sports avec changements de direction rapides.
- Puis-je conduire ? Tant que des vertiges peuvent survenir brutalement, non. La reprise se discute avec votre thérapeute et votre médecin.
- Dois-je dormir dans une position particulière ? Après un VPPB classique correctement traité, ce n’est en général pas nécessaire. Si une consigne s’applique à votre cas, elle vous est donnée explicitement et pour une durée limitée.
Quelques habitudes aident par ailleurs la compensation : une hydratation correcte, un sommeil régulier, la limitation de l’alcool, et — dans les migraines vestibulaires — l’identification des facteurs déclenchants. Enfin, si vous avez peur de tomber, sécurisez votre logement (éclairage nocturne, tapis, appui dans la salle de bain) : la peur de la chute est un frein majeur à la récupération, et elle se travaille aussi.
